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L'ETHIOPIE - AXOUM (1/3)
Aksoum ou Axoum (Aksum), ville d'Éthiopie, dans la province septentrionale du Tigré. Elle compte 14 000 habitants. C'est la capitale religieuse de l'Église éthiopienne orthodoxe. Le site archéologique d'Axoum a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1980.
Un royaume antique
Aksoum était la capitale du royaume homonyme. Fondé au Ier siècle comme simple principauté, celui-ci connaît une croissance rapide et s'étend jusqu'au plateau du Tigré et la vallée du Nil, annexant les petits royaumes voisins. Il atteint son apogée au Ve siècle, il est alors une grande puissance commerciale, et le premier État africain à battre monnaie. Il lance même des expéditions de l'autre côté de la mer Rouge, comme en 571 contre La Mecque.
Depuis le IIIe siècle et le roi Ezana, le royaume est chrétien, et le premier évêché éthiopien est fondé en 340 par saint Frumence.
Le royaume finit par disparaître au XIIe siècle, miné par l'émergence du royaume éthiopien méridional et l'influence des nomades musulmans au nord.
Les origines
Les Sabéens, Minéens et Homérites arrivent des royaumes de l’Arabie Heureuse (Yémen) en Ethiopie entre 1000 et 400 avant J.-C.
Les institutions d’Arabie méridionale pénètrent avec les immigrants : aux époques anciennes, le pouvoir reste religieux, exercé par le moukarrib, grand-prêtre et gouverneur à la fois, comme Melchisédech, roi et prêtre de Salem dans l’ancien testament. Les nagashi, collecteur du tribut, jouent le rôle de prince pour le gouvernement de certaines régions. Le titre de roi apparaît peu à peu (malkán) et remplace (à Saba) celui de moukarrib. Le patriarcat des colons s’implante dans les familles éthiopiennes, où auparavant l’autorité appartenait aux femmes.
Les inscriptions nous font deviner que les colons, au début, ont constitué des provinces rivales gouvernées par des chefs assez indépendants. Ils interviennent parfois lors de conflits au Yémen.
La toponymie de l’Ethiopie, inspirée des bourgades sabéennes, attestent la colonisation (Saba : Assab, Sahart, Haouzién, Aoua, Madara, Dahané ont leur modèle au Yémen). Des ruines des villes subsistent sur les grandes voies de communication (entre le port d’Adoulis, vers Coloë, Matara, Yéha, Aksoum, etc.).
Les colons, excellent agriculteurs, apportent l’art de l’irrigation, l’usage du métal, le cheval et le chameau. Ils s’enrichissent en jouant les intermédiaires entre les populations de l’intérieur et les négociants égyptiens, grecs et syriens qui fréquentent les ports. Guerriers, ils protégent les voies de communications.
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