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ETHIOPIE - Economie (2/3)

L'élevage
L’Éthiopie est le premier pays d’Afrique et parmi les dix premiers dans le monde en terme d'élevage. Ce secteur inclut 35 millions de bétail, 12 millions de moutons et 10 millions de chèvres. Les opportunités d’investissement sont potentiellement attirantes dans l'élevage commercial et moderne, la production et le traitement de la viande, du lait et des œufs.
L'apiculture
Avec environ 3,3 millions de ruches, l'Éthiopie est la principale nation productrice et exportatrice de miel et de cire d’abeille en Afrique. Cette place lui confère d'excellentes perspectives pour l’investissement privé dans l'apiculture.
Le secteur industriel
L'industrie est jusqu'à présent à sa première phase de développement et représente environ 15 % du PIB. Ces industries sont principalement engagées dans la production de produits alimentaires, textile, habillement, teinture et vêtements en cuir, chaussures, bagages et sacs à main, fabrication de bois et dérivés (l'Éthiopie possède environ 2,5 millions d’hectares de forêts naturelles), produits en caoutchouc et en plastique, chimie et produits chimiques, fabrication de fer de base et d’acier ainsi que l'assemblage de voitures, des caravanes et des semi-remorques. L'industrie agroalimentaire est le sous-secteur le plus vif et enregistre des augmentations continuelles et significatives dans la production depuis 1992. Durant le premier semestre 2001, l'Éthiopie a exporté l'équivalent d’environ 54,8 millions de Birr de produits alimentaires. En reconnaissant que le secteur privé est le moteur du développement industriel, le gouvernement éthiopien a mis au point un nombre de mesures qui permettraient au secteur de devenir un concurrent efficace dans la mondialisation, là où la compétitivité du marché est la règle absolue du jeu. Il a introduit des mesures qui décourageront la réalisation de profits illégaux et encourageront et offriront un appui à ceux qui s’engagent dans de véritables activités d’affaires et contribuent au développement de l’économie nationale.
L'ÉTHIOPIE CHRETIENNE : A partir du VIIe siècle, une série de raids musulmans menacent l'Abyssinie chrétienne. Les Arabes traversent la Mer Rouge et s'installent sur la côte éthiopienne, en fondant d'abord quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple). Les marchands arabes y échangent les produits asiatiques contre des esclaves noirs. Puis les Arabes pénètrent davantage dans les terres et finissent par installer de petits sultanats autonomes en Éthiopie : celui d'Adal par exemple exportait les esclaves du pays. Ces sultanats disparurent au XVe siècle. Au XVIe siècle, les raids viennent à nouveau d'Egypte où les Turcs s'installent. Le négus d'Éthiopie appelle les chrétiens d'Occident à l'aide. L'Espagne, l'Italie et le Portugal envoient des hommes. Les Portugais voulant contrôler la route des Indes orientales attaquent les comptoirs arabes : en 1517, ils incendient le comptoir arabe de Zeila. Christophe de Gama mène une expédition en Abyssinie vers 1542-1543. Les renforts portugais refluent les Turcs vers le nord de l'Abyssinie.
Après avoir repoussé l’invasion musulmane en 1523, l’empire éthiopien demeura isolé. Les incursions égyptiennes et soudanaises des années 1850 provoquèrent un réveil du pouvoir politique avec l'empereur Teodros. Son successeur Ménélik II écrasa l'armée italienne venue coloniser le pays à Adoua, le 1er mars 1896, et réussit à acquérir l'indépendance de son pays au traité d'Addis-Abeba, le 26 octobre 1896, selon lequel l’Éthiopie pouvait étendre ses frontières au sud et à l'est, doublant la superficie de l'Empire.